Après avoir jeté un dernier regard sur son appartement, Dimitri referme sa valise pour s’en aller mourir dans une maison de soins palliatifs. Démoralisé, il se sent un intrus dans ce mouroir, lui qui est lucide et se tient sur ses deux jambes... De porte en porte, il voit des personnes amaigries, des agonisants, des survivants... et des gens dévoués pour prendre soin d’eux et les accompagner. Au fil des jours, l’humanité et le temps offert aux patients par le personnel soignant finissent par avoir raison de ses préjugés. Sur la voie de l’apaisement, Dimitri s’intéresse à Suzanne, une bénévole qui, derrière le réconfort qu’elle dispense, porte en elle une cassure. Si la jeune femme soulage ses moments d’angoisse, Dimitri lui redonne le sentiment de vraiment compter pour un homme.